SBK-CES-CVS Conferenza dei vescovi svizzeri | 31.07.2017

Niklaus von Flüe 2017



SBK-CES-CVS Conferenza dei vescovi svizzeri | 21.05.2017

Inauguration du pavillon suisse « Prophezey » à l’exposition universelle de la Réforme à Wittenberg


Membro CVS Membro CVS | 30.01.2017

Messaggio dei Vescovi per la Domenica del malato 5 marzo 2017


19.01.2017

Coordinamento Terra Santa 2017 – Comunicato finale


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Membro CVS Membro CVS | Comunicato stampa | 24.02.2012

Messaggio della CVS per la giornata del malato del 4 marzo

Chers malades, chères familles,
Chers membres du personnel soignant et des aumôneries,

En Suisse, le premier dimanche de mars, une attention toute particulière est portée aux malades et à ceux qui les entourent. Une symbolique toute simple peut nous aider : celle de la main. En nous donnant des mains « pleines de doigts », la Providence a bien fait les choses !

Cette configuration morphologique de notre corps nous aide à comprendre bien des aspects de la psychologie humaine, de la vie de tous les jours et de la foi chrétienne.

Le petit doigt, celui de l’écoute

« C’est mon petit doigt qui me l’a dit ! » Il est le doigt de l’écoute, ce n’est pas par hasard qu’on l’appelle l’auriculaire. Tant de choses nous viennent chaque jour par les oreilles. En plus des conversations quotidiennes, il y a aussi le flot des informations du journal, de la radio, de la télévision.  Qu’en reste-t-il au bout du compte ?  Quand on nous annonce un événement douloureux, n’oublions pas tous les évènements heureux qui jalonnent nos vies ! Ainsi, combien de vies, vécues sans bruit, apportent beaucoup à leur entourage.

Pour nous chrétiens, il importe d’être les auditeurs de la Bonne Nouvelle, celle qui éclaire notre vie et nous pousse à bien agir. Le malade plus que tout autre peut prendre le temps de découvrir quelle parole peut illuminer sa vie, de l’intérieur. Souvent, il peut même aider ceux qui l’entourent.

L’annulaire, le doigt de l’alliance  

L’annulaire est le signe de nos alliances. On peut l’appeler le doigt de l’affectivité.. Chacun de nous a besoin de relations et d’affection.  Des liens d’amour, des liens d’amitié. « Le jour où quelqu’un vous dit « Je t’aime » dit un poète, ce jour-là, il fait très beau ! »

Comme le malade, la personne handicapée, chacun  a besoin de se sentir aimé. Combien de gestes, de paroles d’amour savons-nous dire chaque jour ?

Même un malade qui semble ne plus rien comprendre de ce qu’on lui dit, sait apprécier une attitude de bienveillance et d’amour. Ne serait-ce que le ton de la voix de ceux qui l’entourent. Les patients eux-mêmes nous apprennent à parler plus doucement, à parler de l’essentiel. La maladie, le vieillissement peuvent aussi être des temps de réconciliation.

Le majeur, ce qui nous occupe la majeure partie du temps

Pour celui qui souffre, le temps paraît long. Dans un monde où où tout va très vite, l’arrêt du temps de maladie est souvent le temps d’une révision de vie.  Réfléchissant sur le temps qui passe, saint Augustin disait : « Il n’y a pas que le passé, le présent et le futur. Il y a le présent du passé, c’est le souvenir. Il y a le présent du futur, c’est l’espérance et il y a le présent du présent, c’est le contentement ou la grâce».

Il nous invite par là à nous situer dans la vie en accueillant chaque instant comme un présent, un cadeau. Il est essentiel de revoir le passé et d’en retirer les meilleurs souvenirs Il y a aussi des évènements à dépasser. Le passé ne devient le passé que lorsqu’il est dépassé.

Mais il y a un futur à espérer ! L’espérance est une vertu qui nous ouvre à l’avenir jusque dans l’éternité. Penser que l’on va rejoindre un jour ceux qui nous ont aimés, n’est-ce pas un signe d’espérance ?  Vivre ainsi fait de chaque instant un temps de grâce. Et il faut saisir la grâce quand elle passe !

L’index de la direction        

L’index nous invite à voir dans quel sens va notre vie. Plutôt que subir les évènements, on en cherche le sens. La foi chrétienne nous invite à chercher sans cesse comment nous orienter.

Prier l’Esprit Saint avant d’agir, avant de parler, cela  nous évite souvent de partir dans le mauvais sens. « Mon cœur est prêt, Seigneur, mon cœur est prêt ! » répète le psaume 56. Chercher à découvrir le sens de ce que nous vivons est aussi une manière de relire sa vie et d’y découvrir ce que le Seigneur attend de nous.

Ceux qui entourent les malades, se posent souvent la question du sens de la souffrance. C’est une épreuve pour eux autant que pour le patient. Parfois, il n’y a pas de réponse, mais seulement l’accueil de ce mystère de Jésus le Christ qui n’est pas venu supprimer la souffrance, mais la remplir de sa présence. Le fidèle peut découvrir  que Jésus souffre avec lui et en lui. Sa prière sur la croix fut un acte d’abandon dans la confiance : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit ». Une prière que l’on peut dire chaque soir avant de dormir.

Le pouce de la spiritualité   

Le pouce permet de saisir le tout. Matériellement cela signifie empoigner, psychologiquement se prendre en main, spirituellement saisir ce que l’on vit. La prière est aussi ce moment de prise de conscience de ce que l’on vit pour le confier au Seigneur. Ce n’est pas une distraction dans la prière que de parler au Seigneur de ce que l’on vit. Ce qui fait partie de ma vie peut faire partie de ma prière.

C’est plutôt le moment de lui présenter nos vies pour demander pardon pour le mal commis, dire merci pour tout ce que l’on vit de bien et oser lui dire : «  S’il te plaît, viens m’aider ». Ainsi Jésus se met à nos côtés pour porter avec nous le fardeau de nos peines. Avec lui le fardeau devient plus léger.

Cette parabole de la main nous a permis de découvrir une spiritualité simple et de la connaître sur le bout des doigts !

Par ce message, la Conférence des Evêques suisses exprime leur encouragement aux malades, à leurs familles, à ceux qui les entourent et les soignent. C’est une invitation à nous fortifier mutuellement par la prière, une prière d’écoute, d’amour, de temps consacré à la recherche du sens de la vie. Autrement dit une spiritualité chrétienne.

+ Joseph Roduit, Abbé de Saint-Maurice